Je ne sais comment continuer après ça . J’imagine que je chamboule un peu trop le lecteur potentiel … car à écriture illisible … Je ne fais pas d’effets stylistiques, je pourrais mais ce serait
autant d’authenticité de perdue, tout ça pour la forme qui à mes yeux est très secondaire par rapport à un fond … même difficilement identifiable . Peut-être le temps est-il venu de vous dire
pourquoi … ce titre « Le cri du papillon » … J’en avais des dizaines, et j’ai laissé tomber tous les autres, parce que celui-là me semblait être le seul qui corresponde à ce non-être
en souffrance qui essaie désespérément de se dire … un jour un papillon s’est posé sur ma tête … allez savoir pourquoi, c’était avec mon amie lumineuse … et c’était beau à ses yeux … elle aurait
voulu figer cet instant sur une image … ça n’a pas été possible … mais aujourd’hui je me dis que ce papillon, tout comme les coccinelles … les « bêtes à Bon Dieu » que je sauvais de la
noyade … avait peut-être un message à me transmettre … la clé du mystère est dans l’Ether … ce souvenir ne m’est revenu que ces jours-ci … et je viens tout juste de le visualiser … alors au cas
où il faudrait quelque chose qui ressemble à une transition… pour le cri impossible je laisse libre champ à votre propre interprétation … mais ne laissez pas mourir ceux qui ne peuvent vous
interpeller que du regard … ouvrez vos cœurs verrouillés et n’oubliez surtout pas, quoi qu’il arrive, que je ne jugerai jamais personne … Je suis fatiguée, je dois marcher même si je suis cassée
… alors je vous laisse … pas encore pour toujours … Mais toute vie est dure, toute vie est combat … avec et auprès des autres et pour eux, autant que faire se peut …
Hier
je me suis arrêtée net d’écrire en plein après-midi, dans l’intention de reprendre après mais l’écriture s’est mise à faire peur, peur des mots, associations d’images négatives liées à son
comportement … et hier soir j’aurais eu des heures, mais je ne pouvais pas, ça m’était impossible, je ne pouvais même pas essayé, l’envie de mourir est revenue en force alors que je n’avais pas de
raison, et que, qui plus est, une émission trop émouvante au bénéfice d’une maladie orpheline, entendre parler de ces gosses condamnés à descendre, toujours plus, je me foutais des mélodies, je ne
sentais que la souffrance de ces enfants et de leurs parents … cette maladie que je ne connaissais pas, je ne l’oublierai jamais … pourquoi … c’est trop, je ne voulais pas qu’il voit mes larmes, je
ne voulais pas lui rouvrir mon cœur à lui, mais j’avais le cœur tellement vrillé que les larmes ont réussi à atteindre mes yeux, bien sûr je l’ai caché, je ne me suis toujours pas remise de tout
ça, je n’ai pas le droit de parler de souffrance, il y en a trop partout, la mienne n’en est pas une, voilà pourquoi je n’ai jamais pu témoigner qu’en faisant de la réduction quand il s’agissait de
ma propre vie, voilà pourquoi … tant de culpabilisation … voilà pourquoi je minimiserai le pire, toujours, même si j’en meurs, parce que je suis née tenaillée par la douleur des autres, c’est ce
que je veux dire quand je ne trouve pas d’autres mots que « j’ai mal aux autres » … de mes petits combats sur le terrain je ne dirai rien, sinon qu’ils m’ont beaucoup appris, infiniment,
c’est du côté des plus démunis, des exclus, de ceux qu’on dit « différents » que penchera mon cœur … jusqu’au bout … Peu importe ce qu’il adviendra de moi, si je ne suis plus capable de
donner tout ce que je peux, ça n’est pas la peine que je reste, les autres sont tous ce qui donne sens à ma vie, si seulement j’avais été plus forte, si j’avais su tenir debout, au lieu d’absorber
toutes les souffrances tout au long de mon chemin, bien sûr je me suis révoltée à ma façon et j’ai tenu tête aux salauds qui jugent, écrasent, méprisent . c’est ma façon d’être au quotidien, il
suffit parfois de presque rien, un sourire pas préfabriqué, un sourire qui vient du cœur, c’est tellement facile, même pour quelqu’un comme moi, un petit mot chaleureux, on dirait que ça leur coûte
tant, à certains … à tant … à infiniment trop … on dirait qu’on leur vole quelque chose, et il tiennent tant à leur « intégrité », à être intacts, pas touche, ne t’approche pas … et les
regards c’est aussi beaucoup trop leur demander … je sors peu mais je ne sais pas m’emmurer et ça m’enrichit, ça me donne une lueur dont moi-même je manque à l’intérieur, je connais, je reconnais
la détresse partout où mes pas me mènent … elle me tue, mais ça n’est pas en me faisant manipuler par les médias que je la perçois … et pourtant, quel est le pourcentage de gens qui dévorent les
infos à la télé, et survolent tout, les vraies, les fausses souffrances, et le discernement, dans tout ça ? Là je peux encore monter sur mes grands chevaux . Mais je me heurte à des murs ou
bien les rares fois où quelqu’un est d’accord avec moi … c’est parce qu’on a le même regard sur le monde . Je ne voulais pas de cette guerre dont on connaissait d’avance la dérive inéluctable … et
les intérêts géopolitiques … l’hégémonie … on a tous le même Dieu, arrêtez de nous monter tous les uns contre les autres, et il suffit de parler à quelqu’un d’une autre religion que l’on connaît
moins pour voir qu’on a tous à apprendre les uns des autres … Qu’on arrête d’exacerber volontairement les tensions, et que cette prise de conscience individuelle à laquelle je suis tant
attachée l’emporte avant qu’il ne soit trop tard, les innocents sont toujours ceux qui trinquent, arrêtez de laisser couler tout ce sang de tous les
côtés, je me refuse à croire que le chaos est inéluctable, et il faut ralentir, arrêter l’escalade, redescendre, la concertation au niveau mondial est-elle si difficile ? Elle n’est pas
impossible et je ne me résoudrai jamais à dire qu’on n’y peut rien … et ça ne sera jamais « après moi le déluge » … Je le jure … Si quelqu’un comme moi peut parler d’Amour Universel, tout
le monde le peut … la mort, les bombes, la douleur, et toutes ces vies fauchées au passage … le raz-de-marée … on peut l’endiguer, le contrôler, si au lieu de faire de la politique politicienne on
réfléchit tous, autant que nous sommes, à ce qui peut être constructif, à ce qui peut nous élever …
par didier-liza
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