Mardi 22 janvier 2008





                                                 Notre combat


Il faut que j’accomplisse une mission . C’est à ce jour une évidence au plus profond de mon être, une évidence au sens philosophique du terme . Je suis une survivante, une rescapée d’une maladie terrible : l’anorexie . Rescapée, survivante parce qu’après 25 ans d’anorexie, je ne devrais plus être de ce monde . A ce titre je me dois de témoigner, et je suis déterminée à tout tenter, en puisant dans ma souffrance passée, présente … et à venir … car elle ne s’arrêtera pas et je devrai continuer le combat et vivre avec . Il est plus que temps . Il est temps que je mette toutes mes forces, ma volonté, mon énergie … mon courage de combattante des causes qui me semblent justes … et celle-ci particulièrement … et ma sensibilité fera le reste . Je refuse de voir … ou de savoir … que chaque jour, des jeunes filles qui pourraient être mes filles, endurent un martyre que je ne connais que trop bien, elles que l’on pointe du doigt, elles pour qui la vie est un calvaire, je refuse cette fatalité, et le fait que ce soit inéluctable . Ce livre sera dédié à une petite sœur de cœur … et de combat … qui a été foudroyée par l’anorexie il y a très peu de temps … elle n’a même pas eu de temps de vie, elle n’a fait que souffrir et se battre, elle avait une volonté et un courage hors du commun, elle était révoltée par la maladie dont elle souffrait … cette maladie qui a détruit ma vie … mais je survis … et je ne peux accepter qu’elle soit partie … foudroyée par l’anorexie . Je ne me résoudrai jamais à me taire, parce que j’ai eu la chance d’être dotée d’une résistance incroyable . Mais je porte en moi les stigmates de ce temps infini de souffrance, et mon corps torturé hurle … mais on ne le voit plus, puisque ce corps qui m’est toujours trop lourd … preuve que même si mon apparence physique a changé … le schéma ancré dans mon psychisme demeure . Il en est de même pour toutes celles – et ceux – qui souffrent de cette maladie . Mystérieuse … toujours . Mais il est temps de tout mettre en œuvre pour faire tomber le voile et dire, dire ce qu’est cette terrible souffrance d’abord physique … et psychique, et si dans mon premier livre-témoignage j’ai fait tout mon possible pour épargner le lecteur potentiel … Cette fois, je n’aurai pas peur de dire la vérité … toute la vérité, aussi dure à entendre soit-elle . Cette souffrance ne doit plus être considérée comme quelque chose qui ressemblerait à un « choix délibéré » de se détruire … cette souffrance est subie … et elle est terrible . Mortelle . Je m’expose .  J’en suis tout à fait consciente . Mais j’en ai décidé ainsi . Je ne vais pas le faire seule, je n’en ai pas … ou plus la force … je sais qu’un autre combat commence, parce que c’est aussi un sujet sensible, mais que plus jamais ne soit fait l’amalgame … on ne brouille plus les cartes, on ne joue plus … on ne juge plus . Je m’adresse à toutes les personnes qui sont touchées – de près ou de loin – par l’anorexie . Je ne fais pas une campagne de sensibilisation . Je veux croire que ce sera fait . Je ne dispose que d’un seul moyen : les mots . Je puiserai la force qui me manque dans ma volonté farouche de ne pas rester là, survivante muette … il n’en est pas question . Je considère à ce jour que j’ai aussi un devoir de vie . Et même si je suis physiquement diminuée, mon témoignage sera brut, il le faut . Pour les besoins de la cause . Combattre l’anorexie, la traquer partout, même larvée … détecter les prémisses, agir en amont . Ne pas céder à la facilité, à l’acceptation de la fatalité .  Ne jamais détourner le regard . Il semble que l’expression « phénomène de mode » ait pris un sens qui me dérange profondément . Le débat ne sera jamais clos . On prend toutes les pathologies en considération . Pourquoi l’anorexie serait-elle mise « à part » . Le mystère n’est que dans les capacités … ou la volonté … de l’entendement de tout être humain . Réellement Humain . J’ai donné dans mon premier livre une clé … mais il faut aller beaucoup plus loin . Ce combat sera toujours mien . Je ne cèderai pas, mon témoignage, qui a trouvé un écho, je le (dé)livrerai coûte que coûte . Je sais que le combat sera            rude . Je lutte au jour le jour . Mais rien n’est jamais vain . Pas même une goutte d’eau dans le désert . J’ai déjà essayé, j’ignore quelle est la portée de l’éclairage que j’ai tenté, corps et âme, d’apporter . J’espère . Je ne connaissais pas l’espoir . Si vous êtes sensibles à la souffrance que vous ne comprenez pas, je vous en prie, pensez que vous tous qui avez déjà des vies sans doute difficiles, vous tous pouvez être touchés brutalement … frontalement, dans vos familles, votre entourage . Alors ne détournez pas les yeux . Je vous en conjure . Tournez votre regard vers la souffrance que vous ne comprenez pas, et c’est ainsi, parce que c’est une pathologie très complexe . A quatre mains, j’écrirai … nous écrirons, un ami et moi … s’il est possible de comprendre, et ça l’est, indubitablement … il est possible également de combattre . Ne négliger aucun moyen est une priorité . Je suis infiniment sensible à toutes les formes de souffrance . L’empathie est faite pour se démultiplier . Mais plus de fatalité . Jamais . Et surtout pas de résignation .

Un ange s’en est allé … je suis en vie … et mon devoir de vie implique ce devoir de témoignage . Je ne dirai ma propre souffrance que pour la cause . Il n’est aucune forme d’indifférence qui soit justifiée ni même tolérable . Et je bannis l’utopie, en l’occurrence . Je ne prétends pas être plus forte que les autres . Vous saurez à quel point cela n’est même pas envisageable, dans mon cas . Mais je mettrai mes mots au service d’une souffrance méconnue . Pour que plus jamais on ne brouille les cartes . Reconstituer le puzzle est une priorité . Au cas par cas … mais aussi avec une vue d’ensemble … Grand angle .          Liza Peninon                    

par didier-liza
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Mercredi 23 janvier 2008




J'ai découvert l'anorexie un après-midi de printemps on m'avait demandé d'aider une amie ce que j'ai fait . Avant cette date l'anorexie était pour moi une nébuleuse je ne savais pas ce que cette maladie engendrait vraiment, j'ai decouvert la souffrance la mort les blessures la négation du corps et depuis cette date j'ai décidé avec mes simples moyens de me battre aux côtés de Liza . Tout d'abord parce que je suis un guerrier et que je ne pouvais honnêtement laisser Liza seule face a ce combat de tous les jours. beaucoup de gens ont abandonné Liza, moi non ! Le simple fait de mon courage a été déterminant et le sera toujours, nous ne connaissons pas les causes de cette maladie mais nous devons la prevenir pour toutes les plus jeunes, pour qu'elles ne tombent pas dans ce piège mortel . Liza a réussi et c'est très rare à se battre day after day et elle est presque sortie maintenant de cette terrible maladie, il m'a fallu patience écoute compréhension rien que ces trois choses peuvent sauver des vies il faut le faire simplement sans jamais abandonner jamais !! Nous écrivons ce livre pour toutes les jeunes filles pour que ce livre ait un pouvoir de référence et de pédagogie . Maintenant je vais faire une parenthèse et dénoncer de toutes mes forces une autre forme d'anorexie, l'anorexie prônée en mode de vie par certaines que l'on appelle communement les pro-ana !! Je suis stupéfait et choqué que ces filles se suicident en live et que le législateur n'intervienne pas !! Mais nous connaissons tous le courage de ces hommes qui feraient mieux de se cacher dans un trou de taupe au moins là ils ne nuiraient à personne !! Les pays du nord de l'Europe ont déja pris des mesures interdisant ces fameuses pro-ana qui soi-disant maîtrisent leur corps et qui au bout du compte meurent !! Certains grands couturiers et certains media amplifient la chose et me font vomir !! Quand reviendrons nous à la réalité ? Je pose la question !! J'espère et nous espérons que ce simple livre ouvrira les yeux de tous ceux - les politiques et toutes celles ... les pro ana -  qui sont concernés .             Didier Jullien 



 
par didier-liza communauté : trop dure la vie....
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Jeudi 24 janvier 2008


Cette petite partie qui prônent l'anorexie en mode de vie et qui disent contrôler leurs corps me fait vomir ... on les appelle les pro-ana, elles forment une communauté, font l'apologie de l'anorexie et essayent d'entraîner d'autres jeunes filles vers une mort certaine !! Elles ont des relais dans les media !! Telévision, internet, magasines people, et notamment les blogs, certains groupes de musique également ! Comment peut-on prôner une telle horreur sans être inquietée !! Eh bien tout simplement parce qu'il n'y a aucune loi qui l'interdit de facon pénale !! La France est en retard sur ce sujet, bon nombre de pays d'Europe ont déjà pris des mesures !! Faire l'apologie du suicide de la mort en se privant de nourriture volontairement n'est-ce pas faire peu de cas de tous ceux et de toutes celles qui souffrent de faim sur la Terre et oublier les six millions de juifs morts dans les camps nazis !! Non ce problème est une infâmie qu'il faut régler au plus tôt cela s'appelle en clair une négation même de la vie !! Mais personne ne prend tout cela à bras le corps ! Les hommes ont oubliés leur courage aux vestiaires !! Et je n'ai pas peur de dire aujourd'hui que les pro-ana c'est comme une secte !! Alors il faut les combattre par tous les moyens, empêcher leurs pouvoirs de nuisance par des lois fermes et dissuasives !! Je pose la question : à quand ces lois !! Des gens s'accrochent à la vie se battent tous les jours pour ne pas mourir souffrent !! Et les pro-ana font le contraire !! C'est un scandale que je dénonce et qui est notre combat nous n'abandonnerons jamais .                                       didier liza

par didier-liza communauté : les auto-édités
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Jeudi 24 janvier 2008
Ce que prônent les pro-ana est très dangereux pour des filles de plus en plus jeunes, car leur identité n'est pas encore structurée, par conséquent elles sont encore très fragiles et sont des victimes potentielles sans en être aucunement conscientes, en tout état de cause elles peuvent très facilement se laisser entraîner par celles qui considèrent non seulement que "la perfection" existe, mais bien pire, elles prétendent l'incarner ... sans très mauvais jeu de mot ... et la maîtrise absolue du corps, à leurs yeux, est synonyme de perfection, elles vont même jusqu'à se considérer comme des êtres supérieures, et n'ont que du mépris pour toutes celles qui ne "savent" pas dominer leur corps ou n'en ont pas le courage ni la force - comme si n'être que pur esprit était possible - et elles traquent le moindre gramme, la moindre calorie, elles planifient tout ce qui correspond à l'intraitable mode comportal alimentaire, qui se résume à ... rien . Ne rien avaler, comme si toute nourriture était "impure", tout est à proscrire, à bannir, et il faut s'imposer, selon elles, une hygiène de vie très dure, pour être les plus fortes, les meilleures ... la perfection, selon elles, c'est tout cela voire encore bien pire . Une ascèse qui devient très rapidement à risque ... mortel . 
Ce que prônent les pro-ana est également terrible pour les véritables anorexiques, celles qui sont atteintes de cette maladie potentiellement mortelle, mais contre laquelle on ne peut lutter qu'au prix d'efforts surhumains, écartelées qu'elles sont entre la Vie et la mort ... et la plupart du temps elles sont conscientes de leur état, mais l'anorexie les tient, ce sont des victimes, elles sont sous l'emprise de ce mal terrible, elles souffrent horriblement, dans leur psychisme, dans leur corps, mais le pire est qu'elles peuvent malgré tout être dans le déni de la maladie et même de la souffrance, par décence ... au nom d'une certaine éthique sous-jacente ... et c'est ainsi qu'elles peuvent même ressentir un sentiment de culpabilité qui les ronge, les torture, les hante . Elles se sentent coupables, j'en témoigne ... c'est ce qui m'est arrivé pendant plus de 25 ans . Les "véritables" anorexiques ne veulent pas devenir "parfaites" . Elles souffrent d'une distorsion du schéma de représentation corporel et n'y peuvent rien . Elles se retrouvent isolées, abandonnées, stigmatisées, voire même montrées du doigt ... j'en sais quelque chose ... et elles ont honte de ce qu'elles sont, elles dissimulent leurs corps décharnés, mais malheur à elles si elles reprennent du poids, au plus profond de la maladie, pour elles c'est insoutenable . Et elles n'y peuvent rien . Elles sont sur le fil du rasoir, toujours, lorsque l'anorexie s'est déclarée sous une forme sévère, car la spirale infernale les emporte très vite, sans qu'elles puissent lutter . Alors, imaginez ce qu'elles peuvent ressentir en lisant ou en entendant ce que prônent les pro-ana . Pour elles, face à leur souffrance, c'est terrible . Terrifiant . Révoltant à un point que nul non-anorexique ne peut imaginer . Non seulement elles endurent tout cela, elles sont martyrisées par la maladie, torturées de manière abominable ... mais en outre, pour des gens qui ne sont pas touchés - de près ou de loin - par la maladie, elles sont "mises dans le même sac" que les pro-anas, et elles voient des tribunaux s'ériger en face d'elles ... on les condamne comme si elles avaient choisi délibérément de torturer leurs corps jusqu'à risquer la mort . L'amalgame est bien fait, et c'est alors pour elles une souffrance démultipliée . Comme si l'horreur dans laquelle elles survivent ne suffisait pas ...           Liza Peninon 
par didier-liza communauté : les auto-édités
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Samedi 26 janvier 2008

Si nous abordons le problème de l'anorexie vous trouverez toujours devant vous des psy ils ne vous expliqueront eh bien en fait RIEN car ils ne connaissent pas les causes de cette maladie !! Alors vous les verrez dans les émissions de Delarue essayer de vous expliquer l'inexpliquable !! Delarue aura fait son émission les psy pas grand-chose et tout le monde sera content !! Pendant ce temps-là des anorexiques souffrent et meurent trouvez l'erreur !! Pourquoi parler de l'anorexie faire des constats déjà établis sinon pour faire du fric et encore du fric !! La seule réponse apportée en France est la Maison de Solenn un modèle unique en son genre !! Une réponse claire fiable et qui résout les problemes !! Pourquoi n'avoir pas fait d'autres structures semblables !! Eh bien j'ai la réponse messieurs les politiques préfèrent depenser l'argent public à d'autres futiles conneries !! Autre chose la plupart des grands couturiers rendent les filles qu'ils emploient anorexiques !! Au nom de la connerie même !! Et que dire de ces magasines pour ado qui disent en vrac maigrissez maigrissez et vous serez plus belles !! Sauf qu'ils oublient la chose la plus importante la maigreur n'est pas la beauté !! Et la majorité des hommes préfèrent des femmes pulpeuses !! Voyez le peintre Renoir et ses modèles à l'époque tout le monde était aux anges !! Si aujourd'hui la mode devient la mort elle est comdamnable au même titre que n'importe quel délit !! Nous devons et vous devez réagir à ce fleau vous qui avez des ado ou des petites filles surveillez de près leurs comportements en amont vous pouvez encore agir donner leur tout votre amour après ce sera trop tard il ne vous restera plus que vos pleurs .

par didier-liza communauté : Parlons d'amour
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Samedi 26 janvier 2008
En tant que rescapée de l'anorexie je me fais l'écho de ce qui a été dit . Je vais reprendre les arguments point par point . J'ai moi-même été suivie par un psy pendant des années, il était à la limite du déni et concernant "mon" anorexie, il voulait la traiter à coups de neuroleptiques incisifs ou d'anti-psychotiques . J'ai toujours refusé et j'ai tenu tant bien que mal mais plutôt très mal que bien . En outre ces années de non-thérapie ... puisque à part mes idées suicidaires je ne disais strictement rien sur l'anorexie ... quant au "pourquoi", il n'en a jamais été question ... No comment ... Mais je pense que les anorexiques ont une réticence des plus fondées par rapport aux psy qui ne veulent que les enfermer et les traiter comme des coupables au lieu de tenter de remonter aux origines de la maladie . Chaque cas est différent . Or tout ce qui a été écrit sur l'anorexie est une sorte d'amalgame ... Certes, il y a des constantes : problème de rapport à la mère, choc émotionnel passé inaperçu au sein de la famille ... déni de l'entourage quand il était encore temps et même bien après ... quant aux théorisations quelque peu déplacées s'agissant d'un mal que l'on connaît encore très mal, et qu'en tout état de cause on ne sait pas traiter ... elles m'ont "hérissées" . J'ai lu des dizaines de bouquins sur l'anorexie . Je respecte les psys qui les ont écrits . Mais je n'y ai jamais rien trouvé qui puisse m'aider . Remonter aux Calendes grecques ne mène strictement en rien . Et pendant ce temps-là les anorexiques se font prendre de plus en plus dans la spirale infernale et le mal se propage jusqu'à les engloutir complètement, leur espace mental est envahi par ce qu'elles ne connaissent que trop bien et lorqu'il s'agit d'une forme sévère d'anorexie qui dure depuis des années, elles sont assez lucides pour tout analyser, mais ne savent et ne peuvent absolument pas remonter à la surface, si tant est qu'elle soit encore accessible . On peut arguer que ce n'est une image . Mais c'est comme le problème de la symbolique de la "frontière" . Le danger est imminent dès lors que l'anorexie s'est "installée" . Vient très rapidement un temps où tout est irréversible, une fois le processus enclenché . Cependant, guetter les moindres signes avant-coureurs est primordial . Pour ne pas dire VITAL . C'est lorsque ces tout premiers signes apparaissent qu'il faut tirer le signal d'alarme . Il faut être très vigilant . L'anorexie ne sera pas fatale si le processus n'est pas totalement enclenché . Ou cela peut ne déboucher que sur une forme moins sévère ... au pire . Mais il importe avant tout de ne pas être dans le déni . Le déni est ce qu'il est de plus répandu s'agissant de l'anorexie . De la part des anorexiques elles-mêmes, qui font en sorte que rien n'apparaissent au grand jour ... mais bien pire, de la part de l'entourage qui "ne veut pas voir" . Et c'est alors qu'arrive l'inéluctable . C'est ce que j'appellerai aussi agir en amont . Dès l'enfance . Pas seulement au moment de la crise identitaire de l'adolescence, mais bien avant . Il ne faut jamais détourner les yeux lorsque l'on voit son enfant avoir un mode comportemental alimentaire "à risque" . Ce n'est qu'en se souciant de l'enfant , en étant à l'écoute du mal-être qu'il n'exprime pas, en déployant tous les moyens possibles et imaginables ... à commencer par l'amour et l'attention qu'on lui porte, qu'un avenir est possible ... sans l'anorexie . Ou du moins, sous une forme moins gravissime, donc pas fatale .
par didier-liza communauté : Psycho / Psycha
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Dimanche 27 janvier 2008

Chez les anorexiques qui subissent sans le vouloir leur maladie le fait de l'être est tout simplement insupportable elles ont honte car en même temps elle se rendent compte que ne pas manger alors que d'autres souffrent de faim est insoutenable !! Le regard des autres est souvent cause de victimisation car peu de gens peuvent comprendre cette terrible maladie d'origine psychiatrique . Liza que je soutiens par exemple tentait toujours de dissimuler son corps aux autres et même à ses proches . De même la nuit de terribles angoisses que j'ai vécues et que j'essayais d'apaiser venaient littéralement la terrasser !! J'ai passé des nuits entières à essayer de la faire survivre si vous saviez quand elle tombait dans ses crises et que le slience s'installait j'aurais donné ma vie pour la sauver à ce moment-là !! J'ai compris l'anorexie à travers elle . Cette maladie fait peur les gens ne veulent pas en parler ou très rarement, c'est aussi un autre problème qu'il faudra bien résoudre le plus tôt possible c'est-à-dire faire évoluer les mentalités mais nous savons qu'en France les mentalités pour les changer même en se levant de bonne heure c'est presque impossible !! La France pays soi-disant des droits de l'homme et du citoyen ne ferait pas mal de se faire une auto-critique sévère il en est encore temps mais je doute que cela arrive un jour, ce pays est trop conservateur il refuse toute avancée systématiquement alors je pose la question les anorexiques on les laisse mourir ?

par didier-liza communauté : trop dure la vie....
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Dimanche 27 janvier 2008
Je souhaiterais apporter à nouveau mon témoignage concernant le sentiment de honte que ressent une anorexique qui ne se considère pas comme une victime . J'ai toujours été consciente de mon état ... et de ce dont j'étais atteinte . Mais j'étais malgré tout dans le déni de la maladie, comme bon nombre d'anorexiques ... Je n'ai pu prononcer le mot "anorexie " qu'à l'âge de 40 ans ... alors que j'en étais atteinte depuis une bonne vingtaine d'années . Je confirme que j'avais honte de ce que j'étais, et que le sentiment de culpabilité était toujours présent . Vivre dans une société occidentale et avoir un toit et de quoi se nourrir étant un immense privilège par rapport aux pays du Quart-Monde où de nombreux enfants meurent de malnutrition ou de dénutrition, dans un monde où la famine frappe encore de très nombreux pays, comment ne pas se sentir coupable de se détruire en cessant de se nourrir alors qu'on en a la possibilité ... et peut-être oserais-je dire "le devoir" ? J'ai toujours très mal vécu tout cela . Jamais cette idée n'a quitté ma conscience . J'étais hantée par la souffrance, la misère ... comme si je me "payais le luxe" de me faire maigrir à outrance . Sur ce point précis, on voit très bien qu'on est dans le déni de l'anorexie en tant que pathologie . Savoir et ne pas savoir qu'on est atteint d'une maladie contre laquelle on ne peut lutter est terrible . On remue soi-même sans cesse le couteau dans la plaie, même si on souffre terriblement, au niveau psychique comme au niveau physique . Car c'est l'être dans son intégralité qui est mis à très rude épreuve . Etre toujours sur le fil du rasoir et ne pas se considérer comme une victime mais comme "coupable", cela peut sembler irrationnel ... et en tout état de cause, ça l'est . Mais cette problématique du déni est toujours présente dans la maladie . On se sait en danger mais c'est aux autres que l'on pense, c'est pour les autres que l'on souffre, parce que les anorexiques ont ceci de commun : elles ont toutes une sensibilité très exacerbée, une hypersensibilité quasiment démentielle tant elle est démesurée . Souffrir, et souffrir de se faire souffrir . Telle est l'une des sources de l'angoisse permanente qui torture toute anorexique . Même s'il n'est pas deux cas semblables . Souffrir et retourner la souffrance contre soi ... doublement, c'est terrible et c'est invivable, inhumain, insoutenable . C'est un combat que l'on mène sans cesse contre soi . Il existe à la fois une "cohérence" et un non-sens absolu dans ce qui est par essence le déni de la vie même et ce qui est axé sur la mort . Le sens de la Vie, dans l'anorexie, est remis en cause . Il est même plus qu'inexistant, puisqu'il s'agit, dans le cadre de cette terrible maladie, de vivre dans une autodestruction permanente, croissante ... et sans fin ... si ce n'est ... une fin fatale si l'on va jusqu'au bout . Les limites physiques - ou psychiques - ne sont pas les mêmes chez toutes les anorexiques, cela va de soi . Je pense être une rescapée . Une rescapée toujours en équilibre instable, très fragile à tout point de vue, mais avec tout ce que j'ai infligé à mon corps, pendant tant d'années, si je n'avais pas été dotée d'une résistance hors du commun, je ne serais plus de ce monde . En outre, les crises d'angoisses qui s'emparent encore de moi m'avaient rendue suicidaire à outrance . J'étais hantée par l'idée de la mort . Mais ayant un rapport à la mort que l'on pourrait qualifier de psychotique ... la peur est omniprésente et a toujours envahi tout mon espace mental . Quant à mon corps ... ce corps-fardeau, qui me faisait tant souffrir, je le dissimulais de mon mieux, en effet . Une anorexique ne s'exhibe pas . Elle se met hors champ . Elle peut duper son entourage ... et pas du tout dans son propre intérêt ... du moins pas consciemment . Parce qu'on aborde là une autre problématique de taille : à savoir, est-il possible de dire que l'anorexie pourrait équivaloir à un cri : un SOS, un appel au secours, dans une détresse terrible et inintelligible ... à un moment donné, après des années de latence ... la maladie frappe de plein fouet . Dans mon cas, ai-je voulu inscrire "fragile" ... ou "aimez-moi, je vous en supplie" ? Au plus profond de mon inconscient, que s'est-il joué ? Comment tout cela a-t-il pu s'articuler pour que l'anorexie s'empare de tout mon être et me broie, me détruise jusqu'à l'extrême limite ? Il est tant de questions qui se posent . Mais je maintiens que comme tout individu ne peut être comparé à un autre, de par sa différence ... nous n'en sommes pas aux clônes ... chaque anorexique a sa personnalité, son vécu, son ressenti, et même si je le répète, il existe des constantes, la façon dont la structure identitaire s'est construite - et c'est là qu'il y a forcément une faille qu'il faut détecter - et Dieu sait si c'est d'une terrible complexité ... le parcours de vie de chacune, ainsi que sa sensibilité, voire son intelligence ... tout entre en compte . C'est une évidence . Là est le coeur de la problématique . On ne "tombe" pas dans l'enfer de l'anorexie sans raison .
par didier-liza communauté : LA PLUME D'ECRIVAINS
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Mardi 29 janvier 2008
Au risque de me dévoiler bien plus que je ne l'aurais envisagé, je vais parler des dégâts incommensurables dus à l'anorexie, lorsque l'on survit ... je dirais presque miraculeusement ... à bien plus de deux décennies d'anorexie sévère . A l'âge de 25 ans, tout a commencé pour moi par un effondrement dentaire . Au moment où les premiers signes se sont manifestés, c'est aussi mon psychisme qui s'est effondré . Car j'ai su que j'étais "touchée" . Comme par une balle . Pourtant je savais ... je savais trop bien ce que l'anorexie impliquait . Mais j'étais déjà tellement prise dans la spirale que tout en étant parfaitement lucide et consciente des risques que j'encourais, il y avait ce sentiment étrange qu'ont souvent les anorexiques que je ne serais pas frappée par la maladie ... et c'est là où la conscience se déconnecte de la réalité . Pour de nombreuses raisons, je n'avais rien pu éviter ... notamment - car ce fut le facteur déclenchant - mon premier viol à l'âge adulte suivi de harcèlement ne m'avait pas laissé d'autre alternative que celle qui consistait à faire fondre mon corps pour qu'on me laisse en paix, ce corps qui m'était si lourd ... à 34 kilos ... et que voulais "transparent", évanescent, féminité diaphane, voire androgynie ... J'étais encore jeune, mon anorexie n'ayant débuté qu'après la fin de ma croissance, je tenais le coup, j'avais encore des muscles, ma maigreur, je pouvais la dissimuler et j'étais championne en la matière . Je mentais sur mon poids, je mentais de 10 kilos, pour épargner ma famille, pour ne faire souffrir personne d'autre que moi . Et encore, je ne m'octroyais pas le "droit à la souffrance" . Sur ce point aussi, j'étais dans le déni . Le déni de la souffrance qui me mettait physiquement et mentalement à rude épreuve . Mais j'étais dans un schéma d'autodestruction depuis toujours, je crois . Trop d'horreurs m'étaient arrivées et nul n'en savait rien . Je m'étais retrouvée à l'hôpital en observation pendant trois jours parce qu'un ami de la famille s'arrachait les cheveux et tiré un signal d'alarme ... du reste je crois qu'il a été le seul . J'ai eu droit à des examens courants comme une fibroscopie manquée, du reste ... une de plus, puisque j'en avais fait une juste avant chez un spécialiste et naturellement on n'avait rien trouvé . Et puis ces 3 jours d'enfermement que j'avais extrêmement mal vécus ... d'autant que j'ai entendu ma mère pousser un cri et éclater en sanglots lorsque la balance m'a trahie ... ma mère que je n'avais vu pleurer qu'une fois dans ma vie . J'en voulais à la terre entière de m'être fait piéger ainsi . Comment épargner ma famille après ça ? Il y avait bien eu quelques remarques de personnes "bien intentionnées", et même un prof de fac que j'appréciais beaucoup, plus tard, avait eu l'occasion de demander à mon père si j'étais gravement malade ... et mon père avait répondu que j'allais mieux, alors que j'ai su bien plus tard qu'il avait dit à ma soeur que j'étais ... "foutue" . Mais je tenais bon, et à l'hôpital, PERSONNE n'a pensé à l'anorexie . Cela peut paraître inconcevable, l'anorexie était peut-être moins mise en lumière qu'à ce jour, mais tout de même, en 85 ... nul ne pouvait ignorer cette maladie qui causait déjà des ravages . Ma résistance m'a sauvée ... mais elle m'a porté un préjudice démesuré ... irrationnel ... puisque j'avais l'énergie des anorexiques, moi qui n'avais jamais été sportive, je le devenais, je débordais d'énergie ... cette fausse énergie qui peut gravement induire l'entourage en erreur, et à laquelle il ne faut surtout pas se fier, car c'est monnaie courante . L'hyperactivité est l'une des constantes . Elle fait partie intégrante de la maladie . J'étais "increvable" . Je m'agitais, je marchais, je nageais ... mais je ne mangeais pas . Et cela, personne ne le savait, j'employais, je dirai même j'abusais des ruses bien connues pour dissimuler l'absence de carburant alimentant mon coeur . J'ai eu de la chance, je ne perdais pas mes cheveux et comme j'ai le teint mat, on ne voyais pas ma fatigue . Je la sentais, bien sûr ... mais je ne "l'écoutais" pas . Et puis très longtemps, je n'ai pas vraiment souffert physiquement . Au niveau psychique ... c'est une autre histoire, j'étais à fleur de peau ... comme le sont de très nombreuses anorexiques, du reste . Mais je tenais le coup, et j'ai tenu longtemps sans que mon corps m'adresse d'autres signaux d'alarmes ... Et ce n'est que bien plus tard quemes muscles ont commencé à fondre . Quant à mon coeur, à l'âge de 20 ans, on avait découvert que j'avais un souffle ... c'était courant . Rien de grave . Rien de grave plus tard, quand je me suis sentie faiblir . Rien de grave ... jusqu'au moment où non seulement il n'a plus été question pour moi de faire mes 6 kilomètres de nage lente ... mais quotidienne, et toujours autant de distance ... car c'était une obsession, ces calories à traquer ... ces calories inexistantes à brûler ... il fallait que j'aille jusqu'à l'épuisement, et mon corps a commencé à me faire payer ce que je lui avais infligé . J'ai payé le prix fort . Subitement je me suis effondrée physiquement . C'est d'ailleurs inconcevable que ce soit seulement à l'âge de 39-40 ans que tous ces signes d'usure soient apparus . Je n'ai pas voulu y croire, ni écouter mon corps en souffrance . Mon psychisme était pris par la maladie à un point tel que quoique consciente, je ne pouvais pas m'en sortir, ni faire le moindre effort dans ce sens . Comme si l'anorexie ... qui est une maladie, était devenue mon seul repère . Mais le jour où mon coeur s'est emballé quand j'ai esquissé mes premiers mouvements de brasse dans l'eau chaude, en plein été ... j'ai su que plus jamais je ne pourrais ... j'étais allée aussi loin qu'il est possible dans le temps ... Et à dater de ce jour, mes forces ont décliné, mon corps m'a lâchée ... et il hurle . Tout mon métabolisme a été chamboulé à outrance . Je n'ai plus de muscles, en dépit de ma prise de poids ... qui m'a sauvé la vie et c'est immense ... mais physiquement, je me sens usée . Intérieurement, mon corps n'est pas celui d'une femme de 47 ans . Il faut me surveiller comme le lait sur le feu, et moi qui ai été suicidaire pendant tant d'années, aujourd'hui je ne cesse d'avoir besoin qu'on me rassure, j'ai peur ... peur de mourir, peur ... rétrospectivement . J'ai survécu ... mais à quel prix . Je monte une côte ... ou un escalier ... comme une personne âgée, je m'essoufle au moindre mouvement, mon coeur s'emballe, et mes angoisses me tenaillent . Mon équilibre est précaire, et je ne peux m'empêcher de songer à une épée de Damoclès . Je tiens debout, mais je ne peux accélerer mon pas . Et si je tombe ... attention à l'ostéoporose . J'ai 47 ans . Je voudrais tant,pourtant, apprendre enfin à vivre, et non plus seulement à survivre, comme je l'ai fait toute ma vie ... il me faut du temps ... j'ai si peu d'énergie et mon âme de combattante, je la garde encore pour les autres . J'ai lutté seule, et c'est terrible . J'ai mené ce combat pour la Vie sans l'aide de personne de mon entourage, toutes ces années . Alors je vous en conjure, n'abandonnez personne à ce triste sort ... c'est une souffrance que vous n'imaginez pas, elle est presque inconcevable . Et surtout ... surtout, n'attendez pas qu'il soit trop tard . L'Amour ne guérit pas, mais il peut faire de petits miracles .
par didier-liza communauté : Psycho / Psycha
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Mardi 29 janvier 2008


Il m'est arrivé à une époque de regarder les émissions sur l'anorexie ou les débats sur "la question" . J'avais envie de bondir, c'était scandaleusement réducteur, voire raccoleur . Tout le monde sait aujourd'hui que l'anorexie est un sujet "porteur" . Personne ne se prive d'écumer les maisons d'éditions ... ça marche à tous les coups si une jolie petite jeune fille vient présenter son petit bouquin ... si elle a 20 ans elle est sûre d'être éditée . Cela ne risque pas d'être mon cas . Je ne suis pas ici pour me faire de la pub, mon bouquin intéresse apparemment les gens, on me pose des tas de questions parce que je suis encore en vie et que c'est quasiment miraculeux ... il y a donc une demande ... mais quelle réponse ? Je témoigne, maintenant, je considère que c'est mon devoir . Mais personne n'ira chercher mon livre là où il se trouve . Quant aux maisons d'éditions, inutile de tenter quoi que ce soit, je sais d'avance ce qui se passerait . A 47 ans ... trop vieille pour "vendre" mon histoire, sans piston ... au milieu de centaines de bouquins journaliers, n'en parlons pas ... Et puis imaginez, une "vieille" anorexique passant à la télé, il me faudrait peut-être un lifting pour avoir une chance - même si personne ne me donne mon âge - et puis faire du pathos, du trash, parce que ça, ça fait vendre . Or je ne vendrai à aucun prix mon âme au diable ... En conséquence, mon livre demeurera en auto-édition et ne se vendra qu'à deux ou trois personnes ... et il restera "confidentiel" . Parce que bien sûr, n'entre pas en considération le fait que survivre à 25 ans d'anorexie sévère peut s'avérer plus intéressant - même si on a les mots - parce que c'est un cas assez particulier, me semble-t-il, mais apparemment le fait que j'aie nécessairement du recul par rapport à des filles très jeunes qui n'ont pas pu analyser les tenants et les aboutissants, aussi lucides soient-elles, elles manquent aussi de maturité .
Quant à la télévision, qui en"fait son beurre" ... et pardonnez-moi l'horrible jeu de mot dans ce contexte mais je suis du côté des victimes, au cas où on l'aurait oublié ... la télévision ... omniprésente, où le premier quidam venu semble croire qu'il détient la science infuse ... car ce ne sont pas les grands psy qui vont dans ce genre d'émissions ... télé-réalité ... trash, poubelle, on brasse de l'air sur les sujets les plus graves, et pendant ce temps-là ... des gens meurent ... et la non-assistance à personne en danger est devenue monnaie courante dans notre société "bien-pensante" . J'ai un exemple très particulier en tête . L'émission semblait plus sérieuse que tout ce que j'avais pu voir auparavant . Mais lorsque j'ai vu la gamine qui était venue témoigner ... et surtout, après son témoignage qui ressemblait tout sauf à un véritable vécu d'anorexique ... on ne sentait pas la moindre trace de souffrance dans l'histoire, la gamine était en pleine forme, elle avait un aplomb incroyable, pas une fêlure dans le regard ... rien ... rien qui me fasse penser à l'horreur de la maladie que je connais trop bien . Mais le pire, c'est que le "sous-psy" présent sur le plateau n'a eu que très peu droit à la parole - on connaît le schéma - et n'a ponctué le débat des plus superficiels que de banalités . Je devenais dingue, derrière mon écran . Mais le pire restait à venir : car sur le plateau, tous les gens présents avaient "la larme à l'oeil" et ont décrété avec des trémolos dans la voix que le témoignage de la pseudo-anorexique était TRES EMOUVANT . Je n'avais jamais été aussi en colère en regardant une émission sur l'anorexie . J'ai eu le sentiment que l'on parlait de quelque chose qui ne ressemblait en rien à l'anorexie . Au bout du compte, une fois passé le cap de l'emportement, c'est plutôt une douleur sourde que j'ai ressentie . Parce qu'une fois de plus, audimat oblige, l'émission s'était très bien déroulée ... Mais un détail : je ne reconnaissais pas l'anorexie dans tout ce que j'avais entendu . C'était terrible . Une autre fois, j'ai vu "une véritable" anorexique . Jeune . Très jolie, intelligente ... tout pour plaire . Sauf que j'ai acheté son bouquin ... il n'était pas bien gros, j'ai eu tôt fait de le lire . Et je suis restée "sur ma faim" ... en l'occurence tant pis pour le mauvais jeu de mots, je vous rappelle que c'est une rescapée de l'anorexie qui vous parle ... Parce qu'il s'agissait ni plus ni moins d'un petit "journal de bord" d'adolescente ... qui raconte ce que tout le monde sait déjà . Rétrospectivement j'ai eu l'étrange et désagréable sentiment de m'être fait manipuler . Car elle avait réussi à me toucher . En pleine forme, et tant mieux pour elle, mais sous ses airs angéliques, elle glissait des petites phrases presque timidement ... et dans son livre, je n'ai rien trouvé, rien ressenti ... sauf une frustration mêlée d'une souffrance due à la confrontation, une fois de plus, à la problématique . On parle de l'anorexie à tours de bras, phénomène de mode oblige, mais ceci fera l'objet d'un autre article . On parle de l'anorexie sans en parler vraiment . On survole le sujet . Comme tous les sujets graves . J'oubliais un détail concernant l'émission à laquelle je faisais allusion : j'ai réellement sauté de mon siège lorsque j'ai entendu un grand couturier dire que la morphologie des filles de la nouvelle génération était "comme ça" . Bien pire que de la mauvaise foi, ce type était dangereux ... et que dit la convention européenne ? A ma connaissance, pas grand-chose . Et rien n'avance . Mais de plus en plus de filles de plus en plus jeunes meurent . Et ça, ça mérite qu'on y pense, si on ne veut pas fabriquer des générations d'anorexiques .

par didier-liza communauté : Parlons d'amour
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